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Temrex et le Syndicat des producteurs de bois exposent leur vision divergente

André Rivet, économiste, préside l'audience de la Régie des marchés agricoles.

Temrex et le Syndicat des producteurs de bois exposent leur vision divergente

11 avril 2018

Temrex et le Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie ont exposé des positions divergentes, hier, devant la Régie des marchés agricoles.

Le tribunal doit trancher le litige portant sur le prix de vente du bois de la forêt privée qui est livré à la scierie de Nouvelle. Temrex fait partie des plus grands transformateurs de bois de la Gaspésie mais un conflit avec le regroupement de 8000 propriétaires de lot boisé fait que depuis 1 an, la scierie de Nouvelle n’achète pas de cette matière ligneuse.

Pendant 2 jours, hier et aujourd’hui, 3 commissaires examinent la nature du litige à Bonaventure en écoutant les arguments des représentants de Temrex et du Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie.

Le Syndicat prétend que le prix offert par Temrex aux producteurs ne reflète pas le prix du marché qui atteint des niveaux exceptionnels.L’organisation s’appuie d’ailleurs sur les tarifs qu’elle réussit à obtenir auprès des compétiteurs que sont Scierie Chaleur et GDS.

Temrex, qui emploie 140 personnes, reconnaît que les prix ont grimpé depuis les ouragans aux États-Unis, les grands feux de forêt en Colombie-Britannique et les droits de douane à la frontière. Toutefois, le responsable de l’achat du bois privé et de la vente des sous-produits chez Temrex, Joseph Pitre, a exposé à la Régie des marchés agricoles, hier, que les faibles prix du copeau et de la sciure limitent la rentabilité des opérations de la scierie. La capacité de séchage à Nouvelle est aussi moindre que celle de ses compétiteurs, dit-il, une contrainte pour accéder au marché américain.

En vertu du principe de résidualité inclus dans la Loi québécoise sur la Forêt, l’usine est tenue de se procurer de la matière ligneuse en forêt privée, en fonction de la capacité forestière. En Gaspésie, cette capacité de production sur les lots boisés s’élève à 655 000 mètres cubes par an.

Les audiences se sont déroulées publiquement hier mais les contrats sont déposés sous pli confidentiel. Retour

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