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Sécurité dans l'industrie du canot-kayak: la plongeuse veut forcer une légifération

Sylvie Bernier lors de son retour, l'été dernier, sur la rivière Nouvelle, 16 ans après le décès de son neveu Raphaël Photo: gracieuseté

Sécurité dans l'industrie du canot-kayak: la plongeuse veut forcer une légifération

11 avril 2019

Sylvie Bernier entreprend une croisade pour que tous les fournisseurs de service de kayak et de canotage au Québec soient forcés d’adopter les mêmes règles de sécurité.

 

            Elle souhaite ainsi donner un sens au décès de son neveu Raphaël qui est décédé après être resté pris sous le canot en descendant la rivière Nouvelle.  Sous les yeux de la plongeuse olympique, l’enfant de 5 ans n’a pu être rescapé, entraîné dans le vortex créé par un embâcle de bois, le 24 juillet 2002.

 

            Cet été-là, la Société de restauration et de gestion de la rivière Nouvelle se lançait dans la location de canot et Sylvie Bernier concluait ses vacances en Gaspésie avec son conjoint, son frère, sa belle-sœur et les 5 enfants.  Personnalité bien connue des Québécois, elle était invitée à présider le souper-bénéfice de la zec : 

            Le rapport du coroner publié à la suite de l’enquête sur la mort du garçon a fait la lumière sur d’importantes lacunes de sécurité sur la rivière: équipement mal adapté pour la sortie, mauvaise signalisation pour orienter les clients, matériel insuffisant pour un sauvetage, guides sans accréditation.  En bref, une mauvaise gestion des risques.  16 ans plus tard, Sylvie Bernier est retournée, l’été dernier, tenter de faire la paix avec cette fois où elle n’a pas pu plonger et réduire la crainte que la médaillée olympique a développée de se retrouver sur un cours d’eau. 

 

            Dans le documentaire qui sera présenté samedi à Radio-Canada, Pierre Gaudreau, directeur général d’Aventure écotourisme Québec, confirme que tout n’est pas réglé :

 

            Dans le documentaire, le public pourra suivre cette quête menée par Sylvie Bernier.  Les associations touristiques régionales sont interpellées pour n’accepter, dans leur groupe, que les compagnies qui adhèrent aux normes.  Le gouvernement est visé aussi pour qu’il légifère cette industrie au lieu de en se contenter que d'auto-régulation.

 

           Également, dans son livre intitulé Le jour où je n’ai pas pu plonger, Sylvie Bernier jette le voile sur la culpabilité qu’elle a eue jusqu’à tout récemment d’avoir entraîné sa famille dans cette aventure funeste.  Les profits des ventes iront à financer le programme gratuit Nager pour survire, qui s’adresse aux enfants du Québec. 

 

Les extraits sont tirés du documentaire produit par TéléfictionSYLVIE BERNIER : LE JOUR OÙ JE N’AI PAS PU PLONGER, en primeur à DOC HUMANITÉ, le samedi 13 avril 2019 à 22 h 30.

             

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