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Paspébiac doit verser 240 000$ à son ex-dg

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Paspébiac doit verser 240 000$ à son ex-dg

12 janvier 2021

Le tribunal administratif du travail ordonne à la Ville de Paspébiac de verser 240 000$ à son ancien directeur général.

 

Paul Langlois réclamait que soit annulée sa destitution, quelques semaines après les élections municipales de 2017, qui résultait de considérations politiques, selon lui.

 

            Dans sa décision expliquée sur 50 pages, la juge Myriam Bédard a déterminé que la destitution de Paul Langlois était une décision empreinte de motifs arbitraires, discriminatoires ou déraisonnables.

            Comme une gifle à l’endroit du conseil municipal, la juge a tranché que d’avoir mis à pied Paul Langlois en février 2018 n’était pas une décision sage, opportune, judicieuse et non précipitée.

 

Le directeur général avait passé 9 ans à son poste. Il avait été embauché pour développer la Ville; lui qui connaissait bien les rouages de l’État.

 

Selon la juge, pendant son mandat, Paul Langlois a agi selon les orientations choisies, de concert avec les élus.  Les actions que l’équipe du maire Bastien lui ont reprochées ont été menées par les administrations précédentes, souligne-t-elle, de concert avec les maires successifs.

 

Si la juge convient que le rôle politique qu’a joué l’ex-directeur général était mal compris par certains, elle souligne que c’était au maire Bastien et à son équipe à exprimer ses attentes. 

 

Oui, Paul Langlois avait des faiblesses sur le plan administratif, mais le nouveau conseil fait porter le poids de toutes les décisions des conseils précédents sur les épaules de son directeur, souligne-t-elle.  D’ailleurs, le torchon brûlait à Paspébiac entre 2 clans depuis la dissolution de la Corporation de développement économique, en 2006, un organisme de la Ville créé par le maire Régent Bastien lors de son premier mandat, puis démantelé par son successeur qui a embauché Paul Langlois.

 

Ainsi, la juge Myriam Bédard ordonne à la Ville de verser 127 530 $ en guise d’indemnités de perte d’emploi, 40 000$ pour dommages moraux et 72 000$ pour le remboursement des honoraires juridiques.  Aucune somme n’est toutefois attribuée par le tribunal en guise de salaire perdu.  Paul Langlois ne sera pas réintégré à son poste.  8 jours d’audience sur 2 ans ont été tenus pour en arriver au terme de cette affaire.

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