Informations régionales

Le pétrole offre des retombées économiques limitées, selon l'IRIS

Le pétrole offre des retombées économiques limitées, selon l'IRIS

20 septembre 2018

L’exploitation du gisement de Galt dans le secteur de Gaspé représenterait peu de retombées économiques pour la Gaspésie et le Québec.

 

C’est ce qu’affirme l’Institut de recherche et d’information socio-économique dans une note publiée hier (mercredi).

 

L’IRIS a obtenu copie de trois documents liés à la demande d’exploitation du pétrole de Galt qui ont été fournis au gouvernement du Québec par Junex.

 

Dans un premier temps, l’IRIS rappelle que depuis 1860, malgré des traces de pétrole en Gaspésie, Il n’y a jamais eu de percée majeure dans cette filiale. Dans la demande de permis déposée par Junex en 2015 la compagnie estime qu’il y’a environ 8,1 millions de barils de pétrole qui seraient récupérables. Même si c’était le cas ces ressources représenteraient  l’équivalent de 35,3 jours de consommation d’essence au Québec. Les chercheurs affirment que ces chiffres sont loin de l’indépendance énergétique du Québec.

Les chercheurs de l’IRIS affirment qu’il n’y a que 23 mille barils qui pourraient être produits avec certitude. Si on regarde plus précisément la production escomptée dans le canton de Galt, soit 4 puits de pétrole, Junex espère extraire 367 mille barils sur 40 ans, soit environ 9180 barils par an. Selon l’IRIS les retombées pour la Gaspésie seraient de 25 emplois et 55 mille dollars annuellement pour le Québec.  À titre comparatif la pêche récréative en Gaspésie et aux Îles représente 11,7 millions de dollars annuellement en produit national brut.

 

Rappelons que depuis Junex est passé sous le contrôle de l’entreprise albertaine Cuda Energy

Retour

PARTAGER