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La cimenterie souhaite réduire sa production de gaz à effet de serre

Amélie St-Laurent Samuel, Alexandre Rail et Mario Pouliot

La cimenterie souhaite réduire sa production de gaz à effet de serre

9 mai 2018

Une étude confirme que la biomasse pourrait devenir un carburant alternatif intéressant pour la cimenterie de Port-Daniel-Gascons.

 

            La direction de la cimenterie, le comité de suivi environnemental et l’Association coopérative forestière de la Gaspésie ont dévoilé, hier à Port-Daniel, les résultats d'une étude de préfaisabilité concernant la biomasse.  Cette étude vient d’abord confirmer que la biomasse, c'est-à-dire des résidus d’usine, de parterre de coupe et de construction, se trouve en quantité suffisante sur le territoire.  En fait, le volume dans la région s’élève à 1,2 million de tonnes.  De ce volume, environ 420 mille tonnes seraient disponibles pour un projet.  Si la cimenterie utilisait 100 mille tonnes de biomasse comme carburant, cela permettrait de réduire de 150 mille tonnes les émissions de CO2 annuellement. Comme il s’agit d’une source d’énergie haute température, elle pourrait permettre la fabrication du ciment tout en réduisant l’empreinte écologique. La cimenterie souhaite réduire de 30% au cours des prochaines années sa consommation de coke de pétrole. L’opération des fours génère annuellement l’émission de 600 mille tonnes de gaz à effet de serre et en combinant toutes les activités de la cimenterie, notamment la carrière de calcaire, ce chiffre monte à 1,7 million de tonnes.  Amélie St-Laurent Samuel de Nature Québec et membre du comité de suivi environnemental affirme que cette étude vient confirmer qu’il est possible de réduire l’utilisation du coke de pétrole :

Alexandre Rail, vice-président aux opérations chez Ciment McInnis affirme que dès le début du projet de cimenterie, il était question d’utiliser la biomasse. Une prochaine étude sera lancée bientôt et s’attardera à toute la logistique concernant l’utilisation de la biomasse par Ciment McInnis :

L’utilisation de la biomasse représenterait aussi un débouché pour les usines de sciage de la région, selon Mario Pouliot de l’Association coopérative forestière régionale de la Gaspésie.

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