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Hareng et maquereau: les pêcheurs veulent une intervention d'Ottawa

Hareng et maquereau: les pêcheurs veulent une intervention d'Ottawa

13 juin 2022

Les pêcheurs pélagiques étaient réunis sur le quai de Newport, hier, pour réclamer que le gouvernement fédéral les compense.

 

Ils ont critiqué vertement, d’ailleurs, Diane Lebouthillier ainsi que sa collègue aux Pêches.  Ils accusent la ministre gaspésienne de se cacher.

 

Les détenteurs de permis et les aides-pêcheurs ont appris à la veille de l’ouverture de la pêche au maquereau et au hareng qu’il n’y aurait pas d’activité cette année en raison de l’état des stocks. 

 

Selon le représentant de la flottille, Ghislain Collin, cette pêche est la moins lucrative.  Il a d’ailleurs transféré avec sa conjointe dans le secteur du homard, Cindy Dickie.  Malgré cela, il note qu’Ottawa a annoncé sa décision alors que plusieurs avaient engagé d’importantes dépenses.  Le manque de prévisibilité sera dommageable à long terme : 

  La suspension de la pêche crée des impacts directs sur les familles de ces pêcheurs, explique Cindy Dickie :

  Capitaine du Boa, à Grande-Rivière, Carmel Dubé soutient qu’Ottawa pourrait attribuer temporairement aux pêcheurs pélagiques une partie du quota de crabe qui restera probablement à l’eau.  Toutefois, il croit que la ministre Lebouthillier veut éviter un conflit avec l’important groupe des crabiers :

       

 

Sur le quai de Newport aussi avec ses collègues, le capitaine-propriétaire du Lyne 3, Norbert Duguay de Saint-François de Pabos, note qu’il n’a pu pêcher qu’une semaine depuis la mise à l’eau du bateau.  Il craint aussi de perdre son personnel formé, qui se retrouve dans le trou noir de l’assurance-emploi :

            Les pêcheurs gaspésiens de hareng et de maquereau notent que les homardiers et les crabiers se replient maintenant vers Terre-Neuve et l’Asie pour se procurer l’appât dont les prix montent.  Le groupe est supporté par le PQ qui fait pression sur le gouvernement provincial pour qu’à son tour, il réclame une intervention d’urgence de son vis-à-à Ottawa.

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