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Décès d'une patiente: la coroner constate un imbroglio

Décès d'une patiente: la coroner constate un imbroglio

20 juin 2018

La coroner Renée Roussel a constaté un imbroglio à l’urgence de Maria en analysant les événements ayant précédé le décès d’une dame de 45 ans à son domicile.

Lucette Landry a été retrouvée sans vie dans son lit, alors qu’elle s’était rendue à l’hôpital de Maria pendant la nuit pour une douleur au coude.

Elle s’était présentée à l’urgence à 4 :00 le 27 juillet 2017.  Vers 6 :15, le matin du même jour, son conjoint l’a retrouvée inerte et froide.  L’autopsie a confirmé la mort de cause cardiovasculaire. 

La coroner Renée Roussel a constaté un certain imbroglio à l’urgence. Il est impossible, dit-elle, de savoir exactement quelles informations ont été transmises au médecin de garde pour lui permettre de prendre sa décision.  Si le cas a été présenté seulement comme une douleur au coude, ceci n’évoque pas la maladie coronarienne. 

Si le cas a été présenté comme étant une douleur au bras gauche chez une diabétique hypertendue, ces informations étaient plus susceptibles d’évoquer de l’inquiétude chez lui. Lucette Landry était diabétique depuis 2013 et souffrait d’épuisement et d’anxiété, selon le rapport. 

 

La coroner note que le médecin de l’urgence était au repos mais qu’il était disponible à l’hôpital.  La salle d’urgence était vide au même moment.  Dr Renée Roussel fait remarquer que selon les normes, un patient coté P4, comme cette patiente, doit être réévalué tous les 60 minutes.  Dans la pratique, cependant, il arrive régulièrement qu’un seul cas plus urgent supplante cette directive, compte tenu du personnel restreint la nuit.  Or, elle souligne que Lucette Landry aurait pu décéder entre 2 rondes de l’infirmière si elle était restée se reposer dans la salle d’attente. 

Ceci dit, la coroner note qu’une directive a déjà été mise en place à savoir que les patients de priorité 4 et moins doivent être clairement invités à demeurer sur place pour voir un médecin ou de signer une décharge. 

Du côté médical, par ailleurs, il n’a pas été possible de préciser ce qu’il adviendra de l’analyse du Comité de l’évaluation de l’acte médical. 

Ce serait, dit Renée Roussel, la deuxième fois en peu de temps que la maladie coronarienne n’est pas dépistée par le personnel de l’hôpital sur un patient présentant une douleur au bras.

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