Informations régionales

Unilingue francophone: Diane Lebouthillier sur la sellette

13 avril 2016

La seule unilingue francophone du cabinet Trudeau, Diane Lebouthillier, s'est retrouvée au coeur d'une tempête linguistique qui a fait des vagues jusqu'au parlement, hier.

La semaine dernière, le bureau de Diane Lebouthillier a décliné une entrevue avec la radio du service anglophone de Radio-Canada, la ministre étant trop peu à l'aise de s'exprimer en anglais.

Cette situation a laissé perplexes les auditeurs de l'émission As it Happens, selon le réseau, qui a publié dans la foulée de ce refus un texte intitulé « Les ministres devraient-ils parler les deux langues officielles? » dans lequel il pose la question à quand remonte la dernière fois où un ministre unilingue francophone a eu un siège à Ottawa.

L'affaire a rebondi au parlement, hier, alors que les députés y revenaient après deux semaines d'absence.

À l'issue d'une réunion du Cabinet, Diane Lebouthillier a affirmé que les ministres unilingues francophones étaient « peut-être » jugés plus sévèrement que leurs collègues qui maîtrisent uniquement la langue de Shakespeare.

Le cabinet Trudeau compte 15 unilingues anglophones sur un total de 30 ministres. La ministre qui est députée de la circonscription Gaspésie-les Îles, poursuit son apprentissage de l'anglais.

Elle a plaidé qu'elle ne considérait pas son unilinguisme comme une tare. «Pour moi, ce n'est pas un défaut de ne pas parler une autre langue. Ce qui serait dommageable, c'est de ne pas faire l'effort de le faire.»

Au cabinet libéral, 15 des 30 ministres sont unilingues anglophones.

Certains d'entre eux prennent actuellement des cours de français, dont le ministre de la Défense, le ministre de l'Infrastructure et la ministre des Services publics.

Retour

PARTAGER