Informations régionales

Une fermeture qui dérange

14 juillet 2016

   La manifestation, en fin d’après-midi hier, pour le financement du bureau d’information touristique de Pointe-à-la-Croix a attiré des élus et des citoyens, mais aucun représentant de l’industrie touristique.

   Une trentaine de personnes se sont rendues à la jonction du boulevard Interprovincial et de la route 132. Les gens se sont regroupés, à l’initiative du conseil municipal, pour manifester leur désir de voir Québec accorder de nouveau un soutien financier pour payer les salaires des agents d’information.

   À la fin des années 90, ce centre accueillait 38 000 touristes. 6 agents d’information y travaillaient. L’an dernier, 14 mille visiteurs ont franchi la porte d’entrée pour obtenir des renseignements ou de l’aide pour effectuer une réservation.

   Malgré la croissance des réservations en ligne et de la recherche d’information avec les téléphones intelligents, Sylvie Roy, ex-employée au bureau de Pointe-à-la-Croix, est convaincue de l’utilité d’un accueil humain. Ce centre, dit-elle aidait à faire connaître aux touristes l’existence d’attraits plus petits qui possèdent moins de visibilité, mais qui peuvent bonifier l’expérience des touristes et faire prolonger leur séjour :

 

   Le bureau accueillait aussi de nombreux groupes de motocyclistes, qui prennent des moments de repos en faisant des arrêts réguliers.

   Une halte au bureau d’accueil de Pointe-à-la-Croix donnait l’occasion aux agents de leur faire connaître le tour des Plateaux.

   Selon le préfet de la MRC Guy Gallant, il s’agit d’un non-sens qu’une région comme la Gaspésie, dont l’accueil humain fait partie de l’expérience touristique, n’a pas de quoi recevoir les visiteurs. C’est toute l’industrie gaspésienne qui devra collaborer, est-il d’avis :

 

   Le maire de Pointe-à-la-Croix, Jean-Paul Audy, calcule que 100 mille dollars seraient suffisants, chaque année, pour défrayer les coûts liés à l’embauche de quelques travailleurs saisonniers.

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