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Les réserves fauniques devraient être mieux conservées

25 août 2016

La Fédération des chasseurs et pêcheurs dénonce le fait qu’il est possible d’exploiter de façon industrielle des réserves fauniques.

 

Deux réserves fauniques de la Gaspésie sont entièrement couvertes par des permis d’exploitation détenus par des compagnies pétrolières privées.

C’est le cas de la réserve Chic-Chocs et de la réserve faunique de Matane qui représente 2 400 km² du territoire gaspésien.

Il est possible de pratiquer la pêche, la chasse, mais aussi la randonnée, l’observation de la faune et différentes activités de plein air sur ces territoires.

Selon la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, ces activités seraient difficilement compatibles avec des explorations pétrolières.

Les réserves fauniques du Québec n’ont droit à aucun statut de protection particulier, et ce, même si ce sont des milieux naturels prisés par les amants de la nature.

En ce sens, les réserves fauniques de la province peuvent être ciblées librement par les compagnies pétrolières, ce que déplore ouvertement la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs.

La SEPAQ confirme qu’il est possible d’exploiter des ressources naturelles dans les réserves fauniques du Québec.

La FédéCP considère, pour sa part, que le gouvernement devrait s’assurer que ces territoires soient dédiés à la conservation et à la mise en valeur de la faune et de ses habitants dans une perspective de développement durable.

Au total, quatre réserves fauniques au Québec ont été ciblées par des compagnies pétrolières privées. Outre, celles de la Gaspésie, on compte la réserve de Rimouski et celle de Portneuf.

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