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Les proches de Sonia Raymond témoignent

Marco Normandeau

Les proches de Sonia Raymond témoignent

11 avril 2017

Les proches de Sonia Raymond ont témoigné hier, dans le cadre du procès de Réal Savoie.

Autrefois conjoint de la victime de meurtre, Marco Normandeau a expliqué qu’au début de l'après-midi précédant le meurtre, le couple avait convenu de partir chacun de son côté pour se retrouver vers 15:30. Sur un ton convaincu, l'homme de 49 ans qui est originaire de Maria est revenu sur le moment où il a décidé de partir, inquiet ou impatient, à la recherche de sa copine, 2 heures 30 après l'heure où elle devait le rejoindre.

En route vers Carleton, il s’est arrêté près de la voiture de Sonia Raymond en bordure de route mais comme 3 ou 4 personnes s'étaient attroupées sur les lieux avant l'arrivée des secours, et qu'il ne connaissait personne parmi celles-ci, il a poursuivi son chemin, se disant que les propriétaires de Mazda Precidia grise avec un protecteur de cuir à l’avant étaient nombreux dans le secteur. Il s'est rappelé de son amie de coeur comme une personne travaillante qu'il voyait, à l’époque, comme la mère de ses enfants.


La sœur de Sonia Raymond, l'une des dernières à l'avoir vu vivante, a aussi témoigné. Répondant aux questions de façon fluide malgré le lien qui l’unissait à la victime, Céline Raymond était en vacances avec son mari et leurs enfants au camping de Carleton. Elle avait eu la visite de sa sœur au camping la journée même. Céline Raymond s'est rappelée qu’elle passait beaucoup de temps avec  la victime, à Causapscal, lieu d’origine de la famille.


La témoin oculaire Juliane Cyr a aussi complété aussi son témoignage hier. Âgée de 6 ans à l'époque, la fillette avait été à l’origine de la confection du portrait-robot, de la reconstitution de la scène et avait identifié 3 personnes dont Réal Savoie dans la série de 513 photos qui lui avaient été présentées. En contre-interrogatoire, la défense s’est attardée aux détails de ce qu’avait aperçu la fillette à vélo.

En fin de journée, c’est l’enquêteur Marc Lépine qui est venu témoigner à la cour. Il était responsable d’un module de dossiers non-résolus à la Sûreté du Québec. C’est lui qui a présenté le dossier à au Service des projets d’enquête spécialisée en 2013, qui a jugé que le technique d’infiltration présentait de bonnes possibilités de succès pour cette cause remontant à 17 ans, maintenant presque 21. Retour

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