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Le SIIIEQ demande des excuses

29 novembre 2017

Le SIIIEQ annonce que la suspension de l’infirmière qui se trouvait à l’urgence de Paspébiac est annulée et le syndicat demande des excuses.

Dans un communiqué publié hier après-midi, le syndicat accuse le Centre intégré de Santé et de Services sociaux d’avoir fait preuve de mauvaise gestion dans le dossier du décès d’un patient de Bonaventure le 23 novembre.

Jeudi, une ambulance en provenance de Bonaventure et transportant un patient en arrêt cardio-respiratoire a été dirigée vers l’hôpital de Maria à son départ du domicile au lieu de l’urgence du CLSC de Paspébiac, peu avant minuit jeudi. Le CISSS a décidé de suspendre l’infirmière qui était en poste à Paspébiac.

Le syndicat des infirmières qui est affilié à la CSQ avance qu’aucun reproche ni manquement sur le plan professionnel ou éthique ne sera adressé à l’employée, à la lumière de l’enquête administrative qui a été réalisée par le CISSS à ce sujet.

Le président du syndicat, Pier-Luc Bujold, se dit satisfait que le CISSS ait fait marche arrière, mais il constate que la direction et même le ministre ont rapidement pointé de potentiels coupables :

 


 

Le président note que l’infirmière avec solde a été ébranlée par la suspension. Il veut que le CISSS présente ses excuses. Pier-Luc Bujold ajoute que dans le secteur des urgences en Gaspésie, les infirmières ne prennent pas la décision d’accueillir ou non un patient dans un tel état. Elles se réfèrent au médecin en place.

Le SIIIEQ rapporte d’ailleurs que, lorsqu’il y a un appel des ambulanciers après 22 heures pour un cas grave, le protocole à l’urgence de Paspébiac dicte que c’est le médecin qui prend la décision finale.


Le syndicat considère que le CISSS a fait preuve de laxisme dans le remplacement des médecins. Il trouve curieux qu’aucune solution n’était envisageable jusqu’en janvier, mais qu’après le grave incident de la semaine dernière, le CISSS ait réussi à combler les besoins. Retour

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