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La prise de notes provoque un questionnement  chez la Défense

L'avocat de la Défense Réginal Victorin

La prise de notes provoque un questionnement chez la Défense

20 avril 2017

L'avocat de Réal Savoie, Réginal Victorin, s'est attardé à la prise de notes de l'agent primaire qui incarnait le responsable de la section montréalaise de l'organisation fictive, en 2013 et 2014, lors de l'enquête par infiltration sur le meurtre de Sonia Raymond.

Les propos qui se retrouvent dans les notes quotidiennes de l'agent d'infiltration, et auxquelles il fait référence, sont parfois entre guillemets et parfois non.

L'avocat de La Défense a tenté de savoir, ce matin, si ce sur quoi le policier se base dans son témoignage est fidèle à la réalité.

L'agent a souligné qu'il ne s'est pas fié à l'enregistrement de son body pack qu'il portait à partir du scénario 56. Le policier qui possède 15 ans d'expérience en infiltration voulait être certain que si l'utilisation de ce matériel technique était contestée en cour et qu'il en perdait le droit de s'y référer, qu'il continuerait au moins d'avoir accès à ses 3 cahiers de notes.

Le policier qui incarnait le chef du groupe de bandits a aussi dû expliquer pourquoi il tenait des propos intimidants à l'égard de personnes qui ne représentaient pas un inconvénient direct pour la supposée organisation qu'il dirigeait. À une femme qui demandait une augmentation de salaire, il a répondu: "j'ai menacé de la faire disparaître"

"Pourquoi la menacer?" a demandé l'avocat en contre-interrogatoire. "Vous demanderez à l'agent couvreur" a répondu celui qui appliquait ses directives.

Le procès se poursuit cet après-midi Retour

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