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La pétition a créé le déclic, se rappelle la mairesse

Annette Sénéchal, la mairesse de Ristigouche à l'adoption du règlement

La pétition a créé le déclic, se rappelle la mairesse

8 septembre 2017

L’ex-mairesse de Ristigouche partie Sud-Est a eu des difficultés, vendredi avant-midi, à témoigner dans le cadre du procès qui oppose Gastem à la municipalité.

Âgée de 74 ans, débout, Annette Sénéchal a répondu aux questions pendant 3 heures. Ses trous de mémoire répétitifs l’ont laissé sans réponse à maintes questions, faisant dire à la juge Nicole Tremblay que la témoin avec une «mémoire sélective».

Les avocats de Gastem et de la municipalité ont tenté, en interrogatoire et en contre-interrogatoire, de faire le portrait du contexte qui a mené à l’adoption, en mars 2013, du règlement sur la protection des sources d’eau potable.

Calquée sur celui de Gaspé, l’essence de ce règlement est la source du litige entre la compagnie gazifière et Ristigouche partie Sud-Est. Gastem réclame 1 million de dollars parce qu’elle prétend que la distance séparatrice qui a été établie à 2 kilomètres d’un puits de forage l’a empêché de poursuivre son projet enclenché sur le terrain privé de feu Guy Derasp. Cette somme a été abaissée cette semaine puisque 500 000$ en facture ont été retirés de la requête.

Annette Sénéchal n’a pas pu confirmer à l’avocat de Gastem, Me Daniel Kochenburger, que des militants écologistes se trouvaient dans la salle le soir où l’entreprise a tenu une assemblée publique, le 22 novembre 2011. Par contre, elle s’est rappelé que l’assemblée s’était déroulée dans le calme, étant assise en avant comme d’autres membres du conseil municipal.

Si elle dit ne pas avoir sentie de pression indue, Annette Sénéchal a souligné que la réception d’une pétition à la municipalité lui a fait faire le déclic. La pétition réclamant un règlement imposant des distances séparatrices comptait 92 signatures sur un total de 135 personnes habiles à voter. «La signature de 2/3 ou ¾ de la population, ça m’a conscientisée.» «C’est peut-être là que j’ai eu un déclic.» Elle s’est alors demandé si le forage pourra créer un «ravage» dans la municipalité.


 Photo: Suzanne Bourdages, ex-secrétaire-trésorière

L’ex-secrétaire-trésorière de la municipalité, Suzanne Bourdages, qui a été quitté ses fonctions après 24 ans de service en 2014, a vu la plateforme installée par Gastem seulement au printemps 2012. Dans son témoignage vendredi après-midi au palais de justice de New Carlisle, elle a mentionné qu’elle ne s’était pas rendue à proximité du futur site de forage à la fin de 2011 lorsque les travaux étaient exécutés chez son neveu. Une telle visite, sur un terrain privé, ne faisait pas partie de ses responsabilités.

Elle soutient que le vent a réellement changé un an plus tard, au début de 2013, au dépôt de la pétition :

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