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La moitié des crises cardiaques sont traités dans un délai raisonnable

21 octobre 2016

À peine la moitié des personnes en crise cardiaque en Gaspésie et aux Îles reçoivent un traitement, dans un délai jugé déraisonnable de surcroît.

L’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux vient de publier une étude effectuée en 2013-2014.

Comme les centres spécialisés sont éloignés pour une intervention chirurgicale rapide, la personne en crise cardiaque sur le territoire doit recevoir de la fibrinolyse, un médicament qui dissout les caillots sanguins.

La directrice des services de santé et de l’évaluation des technologies, Michèle de Guise, explique qu’il faut voir pourquoi à peine la moitié des 64 patients mis à l’étude a reçu le médicament :

 


 

Sans traitement, ces patients présentent tout de même un taux de mortalité et de morbidité plus élevé. De plus, la région se classe dernière pour ce qui est du délai maximal recommandé de 30 minutes pour recevoir un traitement après l’arrivée du patient à l’urgence. Alors que la moyenne au Québec est de 26 minutes, il monte à 42 minutes dans la région.

Michèle de Guise explique que cette situation pourrait être liée au fait que les personnes souffrant d’une crise cardiaque se rendent par elles-mêmes à l’hôpital :

 

 

L’étude démontre que dans la région, seulement 31% des cas ont été traités dans le délai prescrit, alors que la moyenne est de 59% au Québec.

Par contre, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux souligne aussi que le faible volume de 64 personnes étudiées vient jouer sur les résultats obtenus.

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