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L'industrie du sciage au Québec, plus vulnérable selon l'UMQ

2 mai 2017

Le Comité sur la forêt de l’Union des municipalités du Québec tente de sensibiliser le gouvernement de Justin Trudeau à la vulnérabilité de l’industrie québécoise du bois d’œuvre.

Les maires des communautés forestières affiliées à l’UMQ arguent que le Québec est isolé dans cette nouvelle crise. Les grandes entreprises forestières de la Colombie-Britannique pourraient s’en tirer à meilleur compte parce qu’elles ont délocalisé une partie de leurs activités dans des installations situées dans les états de Washington et de l’Oregon.

De plus, elles bénéficient de plus en plus d’opportunités sur le marché asiatique.

Puis, de façon générale, elles sont plus solides financièrement pour devenir plus agressives sur le marché intérieur canadien.

Le comité sur la forêt de l’UMQ ajoute que la hauteur des droits compensatoires imposés, la semaine dernière, par les États-Unis aux entreprises québécoises est injuste.

Depuis l’entrée en vigueur du nouveau régime forestier du Québec, les entreprises doivent payer un coût de marché pour la matière première, afin de les rendre moins exposées à des accusations de concurrence déloyale.

Alors que le Québec s’attendait à ce que les taxes à la frontière soient quasi nulles, elles se sont avérées parmi les plus élevées au Canada, ce qui amplifie le péril pour les scieries d’ici.


Le député fédéral d’Avignon-la Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, est déçu de l’état des discussions entre son gouvernement et Washington jusqu’ici.

Par contre, la demande pour le bois canadien sur le marché américain est présente, ce qui est encourageant, note le député:

 

 

 

Par contre, la valeur du dollar canadien, à 74 cents américains, avantage le bois canadien au sud de la frontière, et c’est ce qu’il faudra mettre en perspective, note Rémi Massé, lors des prochaines discussions avec Washington. Retour

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