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Gastem s'était fait servir une fin de non-recevoir par Listuguj

Jean-François Girard, l'avocat de Ristigouche-sud-est

Gastem s'était fait servir une fin de non-recevoir par Listuguj

5 septembre 2017

Après avoir essuyé un refus à Listuguj, Gastem avait réussi à obtenir l’accord de deux propriétaires de terrain pour forer à Ristigouche-partie sud-est avant que la municipalité n’adopte son règlement sur la protection des sources d’eau potable, en 2013.

C’est ce qu’a raconté à la cour, mardi, Jacques Perron, consultant pour Gastem, et responsable des autorisations de surface, le troisième témoin à être présenté par la partie demanderesse depuis l’ouverture du procès, ce matin.

 

Jacques Perron a mentionné qu’il s’était entendu, en 2011, avec Huguette Bourdages et Guy Derasp pour accéder au terrain situé au deuxième rang.

Le conseil municipal, était toutefois arrivé avec un règlement municipal, en mars 2013, interdisant tout forage à moins de 2 kilomètres d’un puits artésien.

Par contre, ce site n’était pas son premier choix, a-t-il relaté.

Le consultant de Gastem a souligné que le premier terrain qu’il avait choisi, idéal à ses yeux en raison de sa surface plane sur une superficie adéquate, se situait en territoire autochtone.

La compagnie s’était fait servir une fin de non-recevoir par Listuguj.

 

Plusieurs environnementalistes ont assisté aux échanges hier.  Rosalie Laframboise, militante pour la protection de l’eau, s’est déplacée de Lotbinière pour assister aux audiences en cour au à New Carlisle :


La porte-parole de Québec Solidaire, Manon Massé, s’est également présentée à New Carlisle :


Micheline Pelletier, qui était conseillère municipale à l’adoption du règlement, en mars 2013, a noté, devant la juge Nicole Tremblay en matinée, que la municipalité disposait de peu de détails sur le projet de forage.

L’avocat de Gastem, Daniel Kochenburger, a tenté de démontrer, par ailleurs, que la compagnie ne cachait pas ses intentions, entre autres avec la présentation à la municipalité de différentes demandes de permis et avec la tenue d’une soirée d’information publique, le 22 novembre 2011.

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