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Gastem prétend avoir été plus rigide que les normes en vigueur

Jean-Sébastien Bernier, biologiste chez Biofilia

Gastem prétend avoir été plus rigide que les normes en vigueur

7 septembre 2017

Un expert présenté par Gastem aujourd’hui prétend que la compagnie est allée au-delà des exigences environnementales afin de limiter les impacts sur l'environnement à Ristigouche partie Sud-Est.

Le biologiste Jean-Sébastien Bernier de la firme Biofilia a poursuivi son témoignage dans le cadre du procès qui oppose Gastem à la municipalité de 157 habitants.

Biofilia était chargée d’identifier les contraintes environnementales du site choisi par Gastem, afin de déterminer l'endroit où les impacts environnementaux seraient les moins importants.

Le biologiste a relaté que Gastem avait commandé un premier rapport mais aussi, un second, pour approfondir ses connaissances.

Dans son étude, la firme a observé que les eaux souterraines ne se dirigeaient pas vers les puits des 3 résidences à proximité du site de forage, ce qui limitait ainsi les impacts d'un possible écoulement souterrain vers les sources d’eau potable.

Des fossés ont aussi été aménagés afin que l’eau de surface soit redirigée vers des zones non sensibles.

En présentant le biologiste de Biofilia, Gastem a tenté de démontrer qu’elle a pris des mesures de sécurité supplémentaires à ce qui lui était exigé, tel qu’une étude approfondie sur le milieu naturel.

 Photo: Raymond Savoie

Le président fondateur de Gastem, Raymond Savoie :


Dans son témoignage, Jean-Sébastien Bernier a fait valoir que la zone de protection de 2 kilomètres fixée par Ristigouche partie Sud-Est n’a aucun fondement scientifique, qu’il considère cette décision comme injustifiée et qu’elle vient «jeter un spectre de terreur» pour les gens qui habitent ce secteur :


En contre-interrogatoire, l'avocat de la défense a tenté de démontrer que les propos de l'expert sur la zone de 2 kilomètres relevaient de l'opinion et que cette dernière ne reposait sur aucun rapport. Cette affirmation a été rejetée par la juge Nicole Tremblay qui estime que les connaissances de l'expert lui permettaient ce genre de commentaire.

L'étude de la firme a cependant déterminé que les formations géologiques poreuses étaient susceptibles d'être contaminées en cas de déversement de surface. Un système de contrôle de l’érosion a été mis en place pour diriger les eaux de ruissellement vers des bassins de décantation, Biofilia a aussi déterminé que la plaine inondable de la rivière se trouvait à l'est, donc en direction opposée de la plateforme de forage.

Le point de vue de l’intérieur

 


Diane Cullens, une ex-conseillère municipale à Ristigouche a témoigné en fin d’après-midi hier. L’avocat de Gastem a tenté de démontrer que la pression était forte sur les élus, venant des résidents et spécifiquement des écologistes non-résidents pour faire empêcher les travaux. L’ex-conseillère a raconté s’être sentie forcé d’adopter la réglementation en vigueur aujourd’hui sur la protection des sources d’eau potable.

En contre-interrogatoire, l’avocat de la municipalité a fait admettre à la conseillère que même s’il y avait de la pression extérieure, le conseil tenait aussi à protéger ses sources d’eau.

Vendredi, l’ex-mairesse Anette Sénéchal est attendue à la barre ainsi que la secrétaire-trésorière de l’époque, Suzanne Bourdages.


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