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Des leçons à tirer de la dernière crise forestière

20 octobre 2016

La Gaspésie n’a pas tant appris de la crise forestière qui a mené à des fermetures d’usines et des pertes importantes d’emplois au Québec.

En 35 ans, ce sera la cinquième fois que le Canada et les États-Unis seront en conflit ouvert sur le bois d'oeuvre.

La mise en place de tarifs sur le bois canadien à la frontière américaine pourrait couper le marché principal d’exportation du bois résineux de la forêt publique québécoise. 90 % des exportations des usines du Québec sont destinés aux États-Unis et en moyenne, elles exportent la moitié de leur production.

Comme la Gaspésie transforme surtout des essences résineuses, qui se trouvent au cœur du différend avec Washington, une nouvelle crise touchera sans aucun doute les usines de la région, souligne le directeur de la modernisation de l’industrie des produits forestiers au ministère des Forêts, Richard Gauvin.

Il observe que les usines de sciage gaspésiennes sont essentiellement demeurées dans l’industrie traditionnelle des matériaux de base. Selon lui, l’industrie forestière gaspésienne a très peu diversifié sa production, pour être moins soumise aujourd’hui, aux risques de voir le marché du bois d’œuvre aux États-Unis se fermer :

 

 

Ce qui pourrait aider l’industrie forestière au Québec, souligne Richard Gauvin, qui est également économiste, ce pourrait être les nouvelles normes de construction au Québec qui permettent désormais les structures en bois à plus de 4 étages.

Chantiers Chibougamau et Barrette-Chapais commercialisent déjà des produits d’ingénierie pour répondre à un besoin naissant. :

 

 

Les États-Unis accueillent 7 fois plus de constructions de bâtiments que le Canada annuellement, ce qui en fait un client de choix pour les producteurs québécois. 

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