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D'autres solutions étaient possibles

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, le directeur général de la MRC de La Côte-de-Gaspé, Bruno Bernatchez, et le chef d'escale à Escale Gaspésie, Stéphane Ste-Croix, lors de la conférence de presse de ce matin. Photo : Sonia Landry

D'autres solutions étaient possibles

6 septembre 2017

Alors qu’un record d’achalandage était prévu cette saison, Escale Gaspésie compose aujourd’hui avec une avalanche d’annulations de bateaux de croisière.

Les mesures temporaires prises par le gouvernement fédéral pour protéger les baleines noires, dont le nombre de décès est en augmentation cet été, forcent les gros navires à diminuer considérablement leur vitesse. Ils sont ainsi obligés de revoir leur itinéraire, par manque de temps.

Le port de Gaspé est celui au Québec qui écope le plus. 10 escales sont déjà annulées et des lignes de croisière sont en réflexion concernant 7 autres, dont le Queen Mary 2. Advenant l’annulation du passage de 17 bateaux sur les 46 attendus, on estime que l’organisme pourrait perdre plus de 150 000 dollars de revenus autonome. Les pertes pour l’industrie touristique, qui se priverait des 15 000 passagers prévus, sont évaluées à 2,5 millions de dollars.

Le chef d’escale, Stéphane Ste-Croix, parle déjà d’une saison catastrophique. Il craint d’ailleurs que les mesures de protection de la baleine noire demeurent à long terme. En ce sens, il aimerait en connaître la teneur le plus rapidement possible.


Pour sa part, le maire de Gaspé, Daniel Côté, aurait aimé que le gouvernement consulte les milieux touchés avant de prendre ces mesures qu’il qualifie d’improvisées et de mur-à-mur.

Escale Gaspésie pourra difficilement encaisser les pertes financières qui pourraient totaliser 25 % de son budget annuel. Elle souhaite donc faire des représentations pour recevoir des compensations. Retour

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