Informations régionales

Crise du bois d'oeuvre: les consommateurs américains sont perdants

20 septembre 2016

Le conflit du bois d’œuvre coûte cher aux consommateurs parce que les parts de marché sont mal réparties, avertissent un analyste en politiques publiques et le vice-président de l’Institut économique de Montréal.

Dans la section Point de vue du journal Le Soleil, ce matin, Alexandre Moreau et Jasmin Guénette écrivent que les parts de marché ne sont pas distribuées en fonction de la compétitivité des entreprises privées.

Elles le sont en fonction des liens politiques qui existent entre les groupes qui défendent les intérêts des entreprises et les coulisses du pouvoir.

Pour illustrer leur propos, les deux experts relatent que pour le petit nombre de producteurs américains, les gains liés à l’imposition des barrières tarifaires sont importants.

L’industrie américaine du sciage a enregistré un bénéfice net supplémentaire de 4,63 milliards de dollars canadiens.

En augmentant la production de bois d’oeuvre, les États-Unis ont ainsi comblé la quasi-totalité de la baisse des importations canadiennes pendant la durée du dernier accord.

Ceci fait dire à Alexandre Moreau et à Jasmin Guénette que les gains liés à des limites et des tarifs douaniers sur le bois d’œuvre canadien justifient l’effort de lobbying qui se fait en ce moment pour les maintenir, malgré de multiples revers devant l’OMC et l’ALENA.

Si aucune entente n’est ratifiée d’ici le 12 octobre, les importants en provenance du Canada pourraient être assujetties à des tarifs allant jusqu’à 25 %.

Plusieurs s’attendent à ce que ces tarifs fassent tomber les exportations vers les États-Unis, ce qui sera dommageable pour les usines de sciage canadiennes.

Ce protectionnisme privera aussi, disent les deux experts, les consommateurs américains de choix et fera grimper les prix parce que l’offre sera plus rare.

Retour

PARTAGER