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Cerf de Virginie: la FQF croit que Québec doit améliorer sa gestion

13 avril 2016

L’interdiction d’abattre de cerfs sans bois en Gaspésie ne sera pas nécessairement un gage de succès pour le cheptel.

C’est ce qu’affirme Michel Dufort, le président régional de la Fédération des chasseurs et pêcheurs de l’Estrie et porte-parole provincial pour le plan de gestion du cerf de Virginie. Michel Dufort dit comprendre que le ministère n’émettra pas de permis spéciaux pour les cerfs sans bois en 2016, devant la baisse de 30% du nombre de chevreuils prélevés l’an dernier.

Toutefois, le porte-parole de la fédération des chasseurs pour la gestion du chevreuil ne croit pas que la loi du mâle, promulguée en 1974, soit le meilleur outil pour assurer un cheptel en santé. Il affirme qu’avec cette loi, il a quand même fallu vingt ans pour que le cheptel québécois de chevreuil revienne à ce qu’il était au début des années soixante. De plus, cette loi peut provoquer un déséquilibre dans le ratio mâle-femelle :

 

Même s’il n’existe aucune donnée scientifique prouvant un tel déséquilibre, plusieurs chasseurs et spécialistes affirment que les mâles matures sont de plus en plus rares. Dans la plupart des zones de chasse du Québec, à peine 5 % des mâles récoltés ont 3 ans et demi et plus. Dans les secteurs soumis à une pression de chasse de moyenne à élevée, un faon mâle a seulement 7 % de chance d'atteindre l'âge de 3 ans et demi. Ce déséquilibre entraîne des effets néfastes sur la structure sociale du cheptel. Michel Dufort explique que les régions qui s’en sortent le mieux sont celles où l’abattage d’un certain nombre de cerfs sans bois est permis :

 

Par contre, dans ces zones situées dans le sud du Québec, les hivers sont moins rigoureux et l’agriculture est beaucoup plus importante, des facteurs primordiaux pour la santé du cheptel.

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