Informations régionales

8 minutes perdues

André Tremblay-Roy

8 minutes perdues

27 novembre 2017

La Fraternité des travailleurs préhospitaliers du Québec estime que le délai pour arriver auprès du patient à Bonaventure, jeudi, aurait pu être retranché de 8 minutes.

Le syndicat qui représente les ambulanciers dénonce depuis plusieurs années le recours aux horaires de faction qui forcent les paramédics, à certains endroits en Gaspésie, à être de garde à domicile plutôt qu’à la caserne, prêts à répondre aux appels.

Jeudi, souligne André Tremblay-Roy, le vice-président de la Fraternité des travailleurs préhospitaliers du Québec et ambulancier dans la Baie-des-Chaleurs, 11 minutes se sont écoulées entre le moment où les paramédics ont reçu l’assignation du centre d’appels 9-1-1 sur les ondes radio et le moment où ils sont arrivés au chevet du patient à Bonaventure.

Entre les deux, un délai de 8 minutes a été nécessaire pour se rendre d’abord à la caserne où se trouvent l’ambulance et tout l’équipement.


Le représentant des paramédics soutient que les ambulanciers ont été affectés à 23 :13 jeudi soir, ont franchi la porte de la caserne à 23 :21 et sont arrivés au chevet du patient en arrêt cardio-respiratoire à 23 :24 pour amorcer le massage cardiaque :


André Tremblay-Roy note que les ambulanciers ont été dirigés directement à l’hôpital de Maria et que massage cardiaque a été maintenu pendant la durée du transport mais il souligne qu’en amont, le délai qui a été nécessaire pour se rendre à la caserne a été du temps perdu qui n’a pas servi au patient :


La Fraternité des travailleurs préhospitaliers du Québec demande au coroner de porter son regard indépendant sur le fil des événements. Retour

PARTAGER